De l’Aïkido en périsco ? 5/5

Des propositions de séances

Pour lire depuis le début, c’est par ici.

Pour un remplacement de dernière minute, pour se rassurer, pour puiser des idées, voilà quelques exemples de séances.

Pour un premier contact

Petit conseil : il vaut mieux avoir un cadre un peu plus stricte, ce qui rassure l’enfant et permet d’instaurer un climat de confiance (l’enseignant a l’air de maîtriser son truc, je me sens en sécurité physique et moral). Par la suite, le cadre pourra être moins stricte, et cela peut se passer de manière assez naturelle : je me sens en confiance, je me sens bien, je ne cherche pas à me faire remarquer autrement.

Echauffement

  • Chacun choisit un tapis maison (un morceau de tatamis pour lui) et suit l’échauffement proposé par le senseï
.
  • Marcher où vous voulez : ils ont le droit de marcher dans une zone délimitée du tatami. Au signal de l’enseignant, ils doivent se mettre en seiza, sur la même ligne, sans se toucher, sans courir (mais en marchant vite) et sans parler. Mise en place d’un rituel : à partir de maintenant, dès que le signal retentit, l’enfant sait qu’il doit se mettre en seiza rapidement en respectant les règles (on peut rajouter le fait que l’enseignant compte en japonais pour l’émulation).
  • Découverte de la chute du pantalon : l’enseignant montre, ensuite, chaque enfant va essayer, deux par deux, sous les corrections de l’enseignant. Faire passer les enfants deux par deux permet aux timides de se sentir moins gêné. Les faire passer tous ensemble risque d’attirer le brouhaha, et ne permet pas d’aider tout le monde.
 Une fois que la chute du pantalon est plus ou moins compris. Tout le groupe le fait en même temps, en rythme. Insistez sur ce qui est important : rouler, la tête ne touche pas.
  • Exercices de chutes : attraper la main de l’enseignant, puis le Jo…
  • En fonction du temps et de l’envie, on peut varier les chutes avant : au dessus d’un coussin, d’une personne…
  • Présentation d’Ikkyo (finition en projection : application de la chute avant). Les mettre à la file indienne : chacun son tour attrape l’enseignant et reçoit la technique. Après un premier passage, on inverse les rôles : c’est l’enseignant qui reçoit la technique. Ensuite, ils passent entre eux, devant les autres. En fonction du groupe, deux groupes peuvent passer en même temps, trois, peut-être…
  • Le bâton : en insistant sur la concentration.
  • Finir avec quelques instants de calme : en seiza, les yeux fermés, ils doivent imaginer un oiseau qui vole…l’oiseau s’éloigne de plus en plus, jusqu’à disparaître. Quand il a disparu, on ouvre les yeux. Fin du cours, l’enfant se relève seulement quand l’enseignant le désigne.

Spécial Concentration

Au début du cours, on prévient du caractère spécial de la séance.

On demande : qu’est-ce que la concentration ? Pourquoi on en as besoin en Aïkido ? (concentration, vigilance, attention… réutilisez les mots de l’enfant).

L’enseignant va parler le moins possible, surtout communiquer par gestes… (pour certains groupes, il est même possible de ne pas du tout parler pendant toute la séance).

  • Échauffement en cercle, chacun son tour propose quelques choses. A la fin, ils se mettent en ligne, un bâton passe au niveau de leur tête, ils doivent se baisser et se relever le plus proche du baton.
  • Shikko en fermant les yeux : d’un point A à un point B, l’un après l’autre (on peut leur faire tenir quelque chose dans les mains pour qu’ils ne les utilisent pas pour garder l’équilibre ou pour toucher le sol). Progression possible : toujours les yeux fermés, faire le même circuit à deux, à trois, à quatre, tout le groupe, en se tenant par la main…
  • Deux par deux, en shikko, tenir un Jo avec uniquement la paume de la main (sans les doigts), et traverser le tatami…
  • Le long des murs, un Jo tenu avec la paume, l’autre bout sur le mur, se déplacer sans faire tomber le jo.
  • Le radar
  • Prendre une place dans l’espace, les pieds joints (gros orteils qui se touchent si possible, cheville aussi), droits comme un i, se balancer doucement d’avant en arrière sans bouger les pieds, en restant droit comme un i. Puis, imaginer que nous sommes une mine de crayon, et nous essayons de dessiner des cercles au plafonds.
  • Salut de fin, retour sur la séance : comment l’on t’il vécu ?

Par M.Mih

2 commentaires Ajoutez le votre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *