Bretz’selle, les ateliers vélo où c’est toi le mécano

J’ai eu le plaisir de rencontrer Matteo, membre de l’association Strasbourgeoise Bretz’selle, qui permet aux adhérents de réparer leurs vélos eux-mêmes, et aussi d’acquérir une meilleure connaissance de leur monture…

Quel genre d’appareils pourrait-on faire fonctionner avec l’énergie produite par nos jambes, par exemple, si on mettait un vélo Cyclo-Watt dans nos salons ?

Matteo : Il y a deux façon de transformer l’énergie musculaire produite sur un vélo en énergie utile pour faire rouler des appareils. Dans le cas du Cyclo-Watt, nous transformons l’énergie musculaire en électricité à 12 volts, que nous utilisons après pour faire marcher un peu tout ce qui utilise ce voltage : ventilateurs, lumières, écrans, une TV, un ordinateur.

La seule limite est la fantaisie, et la puissance que l’on arrive à produire. Notre Cyclo-Watt est pensé pour arriver jusqu’à 200-250 Watts, plus ou moins la puissance d’un ordinateur. Mais on peut aussi transformer l’énergie musculaire directement en énergie mécanique, et « alimenter » une machine à laver ou une pompe à eau avec la chaîne et le système de transmission du vélo. Le Massachuset Institute of Technology a expérimenté des jolis projets de ce type, peut-être que nous ou quelque autre association, aurons envie d’expérimenter des choses !

Est-ce que tu as une voiture ?

Matteo : Oui, je suis le seul salarié de Bretz’Selle qui a une voiture, que j’utilise surtout pour retourner en Italie avec ma famille sans utiliser l’avion. La majorité de nos bénévoles n’a pas de voiture, et l’association a choisi de s’organiser pour les transport sans essence, à pédales.

Qu’est-ce que ça représente, le vélo, pour toi ?

Matteo : Le vélo est pour moi une pratique de méditation. Quand je pédale, je n’arrive jamais à penser négativement. En plus, le vélo est un moyen d’exploration de l’environnement urbain et extra-urbain : je ne fais pas de grands voyages, je préfère explorer un village à coté de chez moi, ou trouver (en Italie) une façon d’arriver à pédales d’une ville à une autre sans tomber sur une route à grande vitesse. Malheureusement, parfois c’est impossible. Finalement, le vélo est une machine simple pour réduire la pollution dans les villes. J’aime en particulier le fait qu’une grande utilisation des vélos oblige les administrateurs à une urbanisation plus proche des hommes : une ville faite pour les vélos est normalement plus belle qu’une ville créée avec les voitures en tête. Et oui, le vélo est un métier aussi pour moi !

Merci !! 🙂

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