Hack ton alimentation : Paléo

Hacker son éducation, c’est se réapproprier son apprentissage, en comprenant comment on fonctionne. Les maîtres sont chassés par les mentors. Internet est l’outil parfait pour devenir un hacker de son éducation…

Oui, l’article est long. N’hésite pas à le hacker. Va directement à la conclusion, elle tient en deux points. Ou arrête directement, va lire autre chose. Parfait. Qu’importe ce que tu fais, c’est parfait. Tu es parfait. Perfect. Parfaitement perfectible. Allez, j’y vais.
Hack = Bidouiller au sens noble du terme ;
Alimentation = Énergie ; Rapport au monde (sens gustatif)
Paléo = Choix conscient d’une manière de s’alimenter tendant vers un idéal subjectif

Bonjour,

Aujourd’hui, M.Mih hack son alimentation. Non, ne partez pas, vous venez tout juste d’arriver… Je répète : M.Mih (= moi ) hack son alimentation. Moi. Mon. Vous voyez, vous ne craignez rien. Je n’ai pas dit : M.Mih va vous convaincre qu’il a trouvé LA solution, qu’il va chercher à vous culpabiliser, M.Mih va devenir un M.Mih-iste, le terrible iste d’extremiste… Négatif mes amis ! Ce que je veux partager avec vous, c’est la forme. Et pour ça, j’utilise le fond. En éducation-hacking, il ne faut pas avoir peur de faire autrement (surtout si ce qu’on fait ne fonctionne pas…). Autrement dit, éducation-hacking = jouer avec sa zone de (d’in)confort. Donc, le fond pour montrer la forme.

J’ai souvent bidouillé mon alimentation. Tel un soldat fou, j’étais très fort, mais dénué de stratégie… Très fort en savoirs et en données (et en méta-données). Cependant, sans stratégie, le pauvre petit soldat fou finit par s’épuiser. Et épuisé, il se repose, se (re)lâche… et ça ne tient pas.

Stratégie ! On pourrait en faire tout un traité (mais c’est déjà fait)… Dans une éducation classique, la stratégie n’est pas nécessaire, on nous dit quoi faire, quoi chercher, apprendre, essayer, ajuster… Du coup, on est très fort, 20/20. Bravo. Mais souvent on est/devient/reste un piètre stratège. En tout cas, c’est mon cas…

Une (bonne) stratégie pour soi, c’est quoi ?

Objectif clair, ultime, puissant. Clair. Clair. Clair. Si c’est flou ou inatteignable, cela ne marchera pas. Pourquoi ? Parce qu’en tant qu’être vivant qui répond au principe de survie, on va retenir en priorité ce dont on a besoin, et abandonner ce dont on a pas besoin… Une bonne stratégie = une bonne raison d’apprendre. Si votre vie en dépend, c’est parfait comme motivation ! Du moment que cela ne vous paralyse pas… Précis. Clair. Pour être en bonne santé… C’est flou… C’est trop flou, car le deuxième point d’une bonne stratégie, c’est…

Des moyens de mesure concrets : notre soldat, il se débrouille comment sur le champ de bataille ?

Une prise en compte du contexte : Tous les modes d’alimentations (régimes) qui ne partent pas de la personne ne peuvent pas fonctionner ! Et c’est partout pareil ?dans tous les domaines ! Si vous voulez apprendre quelque chose, d’abord voyez où vous en êtes. Si votre poisson rouge était entre la vie et la mort, vous ne pourriez pas apprendre quelque chose qui ne corresponde pas à la situation (principe du besoin). Bon, si vous n’étiez pas très attaché à votre poisson rouge, alors, ça irait peut-être. Mais vous seriez un sans-cœur.

Une grande dose de souplesse et d’adaptabilité : une excellente stratégie doit pouvoir être modifiée à n’importe quel moment. Du jour ou de la nuit. Sept jours sur sept. Même le dimanche (surtout le dimanche pour l’alimentation…) Régulièrement. Tous les trois jours, pourquoi pas. C’est dès le début que cette souplesse doit être possible. Et pour ça, il faut pouvoir mesurer, pour savoir ce qui a fonctionné (ou non), et prendre en compte le contexte. Oui, les quatre points sont liés. Pas de hasard.

En six mots : Pourquoi ? Quoi ? Comment / Quand ? Et si…

Maintenant, je dois adapter ces quatre points pour mon cas précis : mettre en place l’alimentation de type Paléo. Je sais déjà que je suis convaincu par l’alimentation de « type Paléo ». Je répète que ce qui est important ici, c’est de partager la méthodologie, et non le fond. D’où les guillemets, car l’alimentation Paléo n’a pas grand-chose à voir avec le Paléolithique, et qu’il y a beaucoup de définitions différentes. Je suis un hacker, je m’approprie ma réalité et crée mon espace. Donc je me réapproprie le terme Paléo. Si vous êtes d’accord avec ça, c’est chouette. Si ce n’est pas le cas, c’est encore plus chouette. Ça s’appelle le dissensus, et c’est simplement très puissant.

J’y vais !

Hacker son alimentation Paléo : Sans céréales ni sucre –  Fiche valable du vendredi 4 mars jusqu’au 8 mars (J6)

Les avantages partagés par d’autres(avec sources) / Sources de motivations

-Stabilise la glycémie
-Équilibre acido-basic, oméga 3/6
-Évite la porosité intestinale
-Plus de fringale ou de coup de barre : niveau d’énergie constant
-Réduction des inflammations chroniques
-Meilleur sommeil

Sources (possibilité de mettre des articles boosteurs de motivation, en cas de doute… Cela peut être un article, une vidéo, une musique, pourquoi pas… Pour ma part, je pioche au hasard et me perd dans les sites suivants pour mieux me retrouver. Et comme cela, je me plonge dans un environnement qui va dans mon sens) :

Primalalpha
Paléo Style
Dur à avaler
Christophe Carrio
Vivre Paléo
PaléoGirl
BMoove

Livres : Le modèle Paléo de Mark Sisson, Le défi Paléo d’Aglaée Jacob, L’alimentation Santé du Dr Allemand, L’alimentation ou la troisième médecine du Dr Seignalet.

Mes applications concrètes (réappropriation) / avec date si nécessaire

-Manger quand je peux et quand je veux, sans en souffrir
-Une alimentation dont je suis fier, car choisie et non subie = réappropriation
-Ne plus être dépendant au sucre
-Plus de souci de digestion : pouvoir bouger à n’importe quel moment, même après un repas
-Un corps un tout petit peu plus sec

Mes moyens de mesures concrets / avec date si nécessaire

Chaque jour, je note :

-mon attirance pour des aliments non-paléo (sucre ou céréales) entre 0 (je n’ai pas pu résister) à 10 (peuh !)
-mon humeur vis-à-vis de la nourriture : 0 (pas du tout envie de me faire à manger) à 10 (super !)

Jour 6 : Journée bien remplie, avec trois heures d’Aïkido le soir. Fin de la journée : Faire un premier bilan, et c’est le moment d’adapter la stratégie. En cas d’échec : pourquoi ? Dépendance au sucre, envie de manger « des bonnes choses », ennui, compensation alimentaire… Cela dépend de la connaissance que j’ai de moi.

Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. Nelson Mandela citation italique
De plus, le fait d’écrire dessus, sur internet, j’ai enlevé le je« m’engage » auprès de mes pairs. Donc j’augmente le « besoin » que j’ai de réussir. Principe du besoin 😉

Pour noter, j’utilise Framaboard. Une simple feuille peut suffire. Un bon artisan a de bons outils !

Prise en compte du contexte

Je me fais opérer J-14. Repos au réveil à l’hôpital. Possibilité de manger de la glace pendant quelques jours, si envie (ce n’est pas obligatoire).

Coup dur émotionnel = Penser à la Résilience

Souplesse possible

Social. Il ne faut pas que l’alimentation m’exclue. Privilégier le social : adaptabilité.

Notes

La volonté fonctionne comme un muscle. Il ne faut pas l’épuiser, sinon c’est le claquage (= le craquage), mais faire un petit peu tous les jours. D’où l’importance de savoir d’où on part.

Et en cas d’échec, que faire ?

L’échec n’existe pas. Vous vous rappelez de Nelson ? Alors l’échec n’existe pas uniquement lorsqu’il est reconnu et accepté. En fait, il cesse d’exister au moment où vous le reconnaissez comme tel. Le risque est de ne pas voir ça comme un échec, mais de trouver une cause externe : c’est la faute de… Non ! C’est de ma faute ! Super, car je peux agir sur moi ! Au moment de créer votre stratégie, pensez aux échecs possibles. Anticipez-les. Sans stress. Adaptabilité. Ma stratégie est valable six jours. Car je me connais. Jusqu’à six jours. J’ai mis en place des outils de mesures qui me correspondent : la dépendance au sucre, le manque d’appétit pour les aliments paléo. Je prépare mes trucs anti-échecs. À chacun ses techniques. Vous êtes votre propre maître. Ce sont de mentors, de personnes inspirantes dont on a besoin, et non de maîtres. C’est ça, hacker son éducation, son quotidien, sa Vie !

Si je ne devais donner qu’un seul conseil pour hacker, c’est de prendre des notes. Oui. Des notes. Sur tout. Vraiment. Et c’est un minimaliste qui le dit. Prenez des notes. Jetez-les après, si vous voulez, mais prenez-en. Il y a une sacrée différence entre celui qui entend et zappe, et celui qui « prend note » et agit…

Résumé

Stratégie : Principe du besoin ; Mesures concrètes ; Contexte ; Adaptabilité;

Je note, je mets en place, j’agis, je note, je mets en place, j’agis, je note…

Voilà des centaines de sites, de livres, de vidéos, de podcasts… en deux points. Hacker sa vie… Hackez votre vie.

Et vous, vous hackez votre vie ? Votre alimentation ?

J’ai exprès évité de vous donner des outils tout fait. Qu’est-ce que vous auriez aimé avoir comme outil ? Qu’est-ce qui vous manque pour les créer ?
Par M.Mih

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