Le jour de la marmotte rencontre « Sliders »

Jour de la marmotteCe mois-ci, sort le premier roman fantastique de M.Mih, intitulé L’Arpenteur.  J’ai de la chance, je l’ai déjà lu trois fois 🙂 Et deux références me viennent quand je lis ce livre : le film « Un jour sans fin », et la série télé « Sliders ». Et j’adore les deux.  Je vous explique ça en détails un peu plus bas.

Vous êtes déjà conquis ? L’Arpenteur est disponible en vente directe sur le site de M.Mih. Vous voulez en savoir plus ? Continuez à lire, je m’occupe de vous!

Le jour de la marmotte

Pourquoi j’y pense ? Parce que  l’Arpenteur, le personnage principal, vit et se débat dans un univers qui impose de revivre certains jours plusieurs fois. Les règles du jeu se découvrent au fil de la lecture, en même temps que le personnage évolue et comprend de mieux en mieux son univers.

Plusieurs fois le même jour, donc. Au delà de l’intérêt narratif de la chose (on démarre avec un moment poignant, deux enfants qui « passent » ensemble au jour d’après), cela déploie aussi des questionnements philosophiques. Un peu comme il y avait eu un livre « Matrix, machine philosophique« , on pourrait fort bien discourir sur les enjeux d’un univers dans lequel « Demain » n’arrive pas toujours.  Comment construire des relations durables, si certains sont le 14 avril  alors que d’autres restent coincés au 28 mars depuis 17 jours ? Qu’est-ce qui est important, dans un univers où rien n’est certain ? Comment subsister ? Faut-il ou non se préoccuper de la date du jour, si on est aléatoirement propulsé d’une journée à l’autre, sans aucun contrôle sur le processus ? Et d’ailleurs, le processus est-il vraiment aléatoire ? Il y a de quoi lire le livre trois ou quatre fois, puis écrire ensuite à l’auteur pour exiger une série de bouquins, plutôt qu’un seul.

Extrait. « Le premier jour on s’est vite apprivoisés : pas de temps à perdre en suspicion. Au bout de deux heures, on commençait à rêver : et si on continuait ensemble ? C’est possible, non ? Alors réfléchit, du haut de nos sept ans : et des solutions, on en a trouvé. Ne pas dormir, se cacher, s’accrocher l’un à l’autre, penser très fort à l’autre, crier ensemble…. On a tout fait, ensemble, en même temps.  À 23h59, moment fatidique, l’heure du Grand Déchirement.  Accrochés ensemble, ventre contre ventre, je sentais son souffle contre mon oreille… »

Sliders – les mondes parallèles

Une deuxième référence, qui par ailleurs n’a pas influencé l’écriture de M.Mih (j’étais là, il ne connaissait pas la série à ce moment là, ha ! 🙂 ) : Sliders, les mondes parallèles.  L’Arpenteur, notre personnage principal, explore les strates du temps, et tente de prendre la mesure de ses capacités à voyager d’un jour à l’autre autrement qu’en  laissant le hasard le guider. Il est amené à découvrir des réalités étonnamment diverses, en mode « voyage initiatique.  »

Extraits.  Je me casserais volontiers, si je n’étais pas dans un monde inconnu, avec d’un côté des gens qui n’ont pas l’air d’apprécier mes fringues, et de l’autre, une jungle (hostile, remplie de menaces et de toutes ces choses-là, mais ça c’est compris dans le mot « jungle », sinon j’aurais dit « joli bois verdoyant »).

[…]

J’ai appris à être sans panser mon être tout le temps. Devenir ce que j’étais, devenir ce que je suis, devenir ce que je serai, déjà et toujours. Se lever, méditer, boire, cueillir. J’ai appris les seules choses que je pouvais apprendre.

Cinéma, écriture, philosophie…

Dans l’Arpenteur, on trouve plein de clins d’œil, dont certains vraiment subtils et d’autres beaucoup moins, à des œuvres de tous types. Quelques unes ci-dessous, mais c’est trèèès loin d’être exhaustif.

  • Louis Armstrong, When the saints go marching in
  • Alain Damasio, Très humain plutôt que Transhumain
  • Les Oulipo (là, je ne sais pas si la référence est voulue, mais j’y ai pensé en lisant, car beaucoup de jeux de mots / moments poétiques s’invitent dans le livre.)
  • Un jour sans fin, retour vers le futur, Mad Max, La planète des singes, Matrix, et encore quelques autres…

La couverture de l’Arpenteur

Les followers de M.Mih ont eu le plaisir de suivre des étapes de la conception du roman. Pour ma part, j’ai bénéficié de notre proximité géographique (le même appartement, 20 m2 tout bien ficelés) pour voir le projet se rêver, se construire, et enfin émerger. J’ai eu la chance de participer à la naissance du bébé en concevant la couverture, librement inspirée d’un autoportrait d’Egon Schiele, un peintre qui a vécu fin XIXe / début XXe siècle, et dont le trait me fascine. Pas de justification, j’aime, c’est tout.  Ce croquis au crayon traînait donc depuis quelques années dans mon carton à dessins, et M.Mih l’a sauvé de l’oubli en le choisissant pour illustrer son texte.
Jour de la marmotte

  • Je termine en vous dirigeant vers la lecture du prologue, qui vous permettra, si vous êtes séduits, de soutenir l’auteur, et de découvrir un univers riche en couleurs, en sons et en émotions !

 

 

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. sondag marei-bénédicte dit :

    voilà , je comprends mon impression « déjà vu » en face de ce portrait. M.Mih .. .Schiele!

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