Jérôme Coquelle et le petit « je ne sais quoi » du diabolo…

À la fin de mes trois années à l’EM Strasbourg en tant que webmaster et community manager, et étant sur le point de partir pour un voyage  de 5 mois pour étudier l’Aïkido de manière intensive, j’ai pris un grand coup d’inspiration en interviewant Jérôme Coquelle, étudiant en école de commerce et artiste de cirque. Vous pensez que c’est peu compatible ? Attendez de voir et de lire…

Bonjour Jérôme ! Ceux qui ont cliqué sur play avant de commencer à lire t’ont découvert en vidéo, mais que peux-tu nous dire de toi ?
J’ai 22 ans et je suis actuellement en formation à l’École de Management de Strasbourg. Parallèlement, je pratique les arts du cirque, et cela depuis plus de 15 ans. Au fur et à mesure, mes prestations se sont améliorées, ce qui m’a permis de me produire dans différentes structures (comités d’entreprises, cirque Zavatta, spectacles de rues, scènes ouvertes, cabarets, Palais des Glaces….).

Si tu remontes au début de ta passion pour le Diabolo, quel a été selon toi l’élément déclencheur ?
J’ai commencé le cirque à 7 ans. Ma mère m’a inscrit un peu au hasard car il y a avait une petite association « Les intrépides » qui propose des cours de cirque encadrés. J’ai pu tester toutes les disciplines de cirque mais assez vite je me suis spécialisé dans la jonglerie. C’est vers l’âge de 10 ans que j’ai rencontré un diaboliste beaucoup plus fort que moi. C’est là que j’ai commencé à vraiment me passionner pour le diabolo. J’ai eu la chance de rencontrer d’autres jongleurs qui m’ont appris des figures. Depuis je n’ai jamais lâché.

La dimension artistique passe par la technique: répéter un mouvement sur plusieurs années permet de l’automatiser et ainsi se concentrer sur la gestuelle et les expressions. Jérôme

Est-ce que c’est une discipline principalement technique, ou bien tu y vois autre chose ? Qu’est-ce qui amène une dimension artistique selon toi ?
J’ai appris cette discipline à travers le cirque où on nous encourage à monter sur scène dès le plus jeune âge. Je n’ai jamais considéré cette discipline purement technique ! Même avec un très bon niveau certains diabolistes sont bien meilleurs. Le public ne connaît pas les subtilités. Certaines figures, même simple, se suffisent à elles. Il faut apporter aux gens un petit “je ne sais quoi” pour les embarquer avec vous. Je cherche à être original, drôle, à donner vie à un personnage et à mon diabolo. La technique n’est plus mon principal objectif. Je profite actuellement de mon année en Colombie pour m’enrichir sur d’autres aspects comme la danse.

Peux-tu nous raconter, dans ta carrière de diaboliste, un moment que tu as trouvé difficile, et un autre que tu as trouvé satisfaisant ?
Un moment difficile : je participais à un concours de talents il y a 4 ans. J’ai eu les premières sélections et la finale se déroulait lors d’un défilé. J’ai totalement raté mon passage. Le jury a donc été très critique devant tout le public. C’était un coup dur pour l’égo mais ça a amené une remise en question et le début de création de mon numéro actuel

Un moment satisfaisant : Le World Championship of Performing Arts 2017, où j’ai remporté une place de champion mondial en catégorie variétés… mais aussi la Soirée des talents (événement organisé par le Bureau des Arts de l’EM Strasbourg) de cette année. On nous attendait au tournant mais la soirée a été un succès grâce à la mobilisation de toute l’association, un sacré moment de nostalgie ! Cette soirée reste mon meilleur souvenir de ces deux ans passés à l’école.

Est-ce que tu as des modèles, des inspirations ?
J’ai bien sûr plusieurs inspirations : Mr Bean, Jim Carrey, Charlie Chaplin, Michel Courtemanche, Charleston ou encore Snoop Dog ! Ma famille et mes amis également me font régulièrement des retours. Un ami, Thierry Frémaux, m’a aidé dans la mise en scène, notamment pour préparer le concours de la Palme des talents étudiants.

Jérôme Coquelle, Merci !

Pour suivre Jérôme Coquelle sur facebook, c’est par là >> https://www.facebook.com/jeromediabolo

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