Aventure Uchi-deshi : octobre 2017

Buenos Dias !

Depuis le 25 septembre 2017, M.Mih et moi-même sommes au Mexique, pour 5 mois d’étude de l’Aïkido.  On a décidé de vous raconter cette aventure en mots, en images et pour ma part aussi en dessins. (cf @Framagirl sur Instagram )

Les articles prédédents :

Tu te demandes ce que c’est qu’un Uchi-deshi ?  Voilà l’explication de > Wikipédia < ou celle de > Monsieur Mih <.

1. Première semaine à Todos Santos

Nous sommes arrivé.e.s à l’aéroport San José Cabo mardi soir à 22h, et notre enseignant (je me réfère à lui plus tard en disant « Sensei ») est venu nous y chercher en voiture. Nous aurions pu prendre un bus le lendemain à 15h, mais cela aurait signifié une nuit plus ou moins debout dans l’aéroport. Nous étions donc trèèèès reconnaissants qu’il vienne jusqu’à nous.

Pour cette première semaine d’Aïkido au dojo de Juba Nour Sensei, nos journées se partagent entre de la pratique à mains nues, des armes (souvent sur la plage), mais aussi des temps de préparation physique : Yoga (Ahn, la compagne de Sensei, est une spécialiste de la discipline), suburis sur une poutre (fabriquée à partir d’un tronc de palmier), grimpe à la corde (8m de haut, pour l’instant j’arrive à la moitié de la corde à noeuds), exercices d’équilibre sur un tronc d’arbre non fixé au sol. L’idée étant de nous préparer à l’Aïkido sur le plan musculaire, en termes de souplesse, ou encore de gestion du stress. Et aussi des temps de participation à la vie du dojo, avec l’entretien du jardin par exemple. Le sarclage, c’est aussi l’occasion de travailler « Gedan » (position basse).

à la semaine prochaine !

2. Deuxième semaine : casse-toi la mouche !

C’est l’histoire de ma rencontre avec les insectes et autres bestioles du coin. Au début, ils.elles m’ont laissé le temps d’arriver, de découvrir les lieux. Et cette semaine, BIM ! Le choc. Je m’étais lancée dans un grand ménage dans la cuisine du dojo, dans l’idée de bien prendre connaissance des lieux et aussi l’habitude de nettoyer régulièrement pour que les copines araignées ne se sentent pas trop chez elles.  Au cours de cette mission (appelez-moi Indie), j’ai croisé d’immenses papillons, deux ou trois petits lézards qui ont un look  assez mignon parce qu’ils  sont beiges : ils ont l’air tous nus. Trois araignées d’espèces différentes, deux ou trois trucs qui ressemblent à des coléoptères et de même pour des chenilles ou espèces associées.  Mais c’est en fin de journée, lorsqu’une splendide araignée, faisant bien 4 cm au garrot et un peu plus grande qu’une main de Sensei, a décidé de squatter le mur de la cuisine, que je me suis rendue compte que vivre avec des insectes variés allait faire partie intégrante du processus d’uchi-deshi, pour moi. (Lâcher mes peurs, tout ça…)

J’ai oublié de mentionner la grosse guêpe qui a donné son nom au paragraphe de la semaine. C’est une espèce pas vraiment dangereuse mais dont la piqûre apparemment fait super mal. Alors quand elle vient dans la cuisine pour renifler les odeurs de mangue, je répète comme un mantra cette phrase de mon papa : « Casse-toi la mouche ». Plus la guêpe est grosse, plus ça marche, « parce que ça la vexe ».  Vous n’y croyez pas ? Essayez l’été prochain 😉

PS : On a découvert la version végétale du trône de fer :

PPS : tu peux lire par ici l’article de la semaine de M.Mih : « Le repos du Guerrier »

3. Troisième semaine : la corde

Derrière ce sous-titre énigmatique, je me fends d’un haïku (aux connaisseur.euses du genre, je vous remercie par avance de votre indulgence) en l’honneur de LA CORDE.

Le dojo Baja Aikido est équipé de deux cordes d’environ 8 mètres de haut, l’une à nœuds, et l’autre « lisse », si l’on peut dire. Je vous laisse juger d’après la photo.

corde-baja-aikido

Le 10 octobre je suis arrivée en haut de la corde à nœuds !! Victoire, « oh joy », je pleurerais presque d’émotion (ou de peur au moment de devoir redescendre ??) !! Du coup maintenant l’objectif est de la monter deux fois par jour et de commencer à m’entraîner sur l’autre, plus difficile, notamment parce que c’est moins simple de faire une petite pause quand on est fatigué.e. Monsieur Mih grimpe déjà en haut de la corde lisse, notamment grâce à son expérience avec les arbres alsaciens.

La corde n’y est
Pas pour ôter un printemps
Terre ciel rapprochés

À la semaine prochaine 😉

PS : L’idée subite d’un haïku est apparue grâce à la newsletter du projet Ulule du Thenso, compagnie de théâtre strasbourgeoise… si vous voulez jeter un oeil.

 

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