Sexisme ordinaire : conversation avec Catherine Deneuve…

Conversation avec Catherine Deneuve… et ses co-signataires.

J’ai lu la tribune signée par Catherine Deneuve, Catherine Millet et une centaine de femmes à l’encontre de « dérives » du mouvement « MeToo ». Ce texte, qui est certainement bien intentionné, me pose problème parce qu’il véhicule beaucoup d’idées obsolètes et de raccourcis  qui cachent des manques argumentatifs. Il témoigne d’une incompréhension mutuelle, entre ces 100 femmes et toutes celles qui s’impliquent pour mettre fin au sexisme ordinaire. Cet article est un peu long, et je m’en excuse… parce que je reviens sur l’intégralité de leur tribune, pour expliquer. Expliquer l’incompréhension mutuelle que je perçois, à ces 100 femmes, mais aussi à mes ami.e.s, à mes parents, ou à tous.tes ceux et celles qui auraient vu dans ce texte publié dans Le Monde un juste retour de bâton.

*Possibilité alternative si vous manquez de temps : lire les vidéos que je propose comme ressources, ou scroller jusqu’à la conclusion ;-)*

« Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. »

« Le viol est un crime ». OK, jusque là, on se comprend… La phrase d’après ressemble à une tentative de caricaturer les féministes, et de les mettre tous et toutes dans le même sac, mais allons. Je ne me formalise pas en effet, lorsqu’on me tient la porte d’une voiture. La « drague maladroite » est en général reçue avec bienveillance même si on décline, et « la drague insistante » n’est pas un délit, d’accord. Mais tout ce qui n’est pas un délit est-il pour autant souhaitable ?

Le deuxième paragraphe légitime la prise de conscience initiée par l’affaire Winstein. Très bien. Mais il y a un mais :

« Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

Les auteures annoncent là le fond de leur propos : le mouvement #MeToo aurait maintenant dévié vers la limitation des libertés individuelles des femmes. À ce stade de la lecture, je suis intriguée. On n’est pas à l’abri d’un retour en arrière en matière de droit des femmes, ça c’est sûr. Écoutons donc leurs arguments, et voyons s’il y a lieu de s’alarmer.

Troisième paragraphe :

« Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. »

Le propos se précise : leur idée est qu’on utiliserait les arguments de la protection des femmes pour les enfermer dans un rôle de victimes impuissantes et persécutées.

« Délations et mises en accusation
De fait, #MeToo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. »

De quoi parle-t-on ? De cyber-harcèlement ? Si c’est bien de cela qu’il s’agit, je suis tout à fait d’accord, c’est un problème. Dénoncer et lyncher ne devraient pas aller de pair. Marion Seclin parle extrêmement bien du processus dans son Ted talk.

« Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., »

Pourrait-on avoir ne serait-ce qu’un exemple précis ? Je suppose que si des licenciements injustifiés ont eu lieu, ces personnes ont du saisir les prud’hommes ? Sans ironie aucune, je suis bien d’accord avec le fait qu’il doit y avoir, en entreprise comme ailleurs dans la société, une gradation dans les sanctions opposées au sexisme : parfois, une médiation peut régler certains problèmes. Parfois une personne est licenciée car il ou elle a commis une faute grave.

« alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque. »

Ha. Là, nous avons quatre exemples, assez différents, mais dont le traitement reste vraiment très flou, puisqu’on ne sait ni le contexte, ni les conséquences supposément injustes de ces actes. Une cuisse touchée en blaguant à la machine à café, ce n’est pas pareil que seuls dans une voiture, ou un bureau fermé. Draguer par SMS et se faire remballer, ce n’est pas la même chose que harceler de SMS une personne qui a déjà dit non.

Qu’est-il arrivé aux hommes qui ont été « victimes » de #MeToo ? La manière dont vous généralisez donne l’illusion d’un complot anti-hommes à vos lecteurs et lectrices. Il est dommage que vous jouiez le jeu d’une dénonciation vague sans objet réel.

Poursuivons..

« Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées. »

En effet, les femmes sont, comme les hommes, pleines de ressources pour se défendre.
La conclusion tirée de cette affirmation cependant, est assez étrange. J’ai l’impression qu’on nous dit : « les femmes sont fortes, donc pas besoin de les protéger ». Et  que vous concluez : si on les protège, on les infantilise et on les prive donc de leur liberté sexuelle. Ou plus exactement, de la liberté d’être sollicitées sexuellement de manière « audacieuse ».

Cette logique …. m’échappe. Mais j’essaye de me mettre à votre place. Vous voulez avoir la possibilité d’être sollicitées de manière audacieuse, flamboyante, passionnée, surprenante, hautement sensuelle… etc, et semblez craindre que le concept de consentement mutuel fasse disparaître ces opportunités.

Je pense que c’est laisser bien peu de crédit à la capacité d’empathie des êtres humains. Avec un peu d’entraînement, d’observation et d’écoute, on peut apprendre à sentir le malaise de quelqu’un qui ne veut pas être approché, qui ne veut pas être touché, qui ne veut pas être sollicité.

Je continue.

« En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire. »

Totalitaire ? Sommés ? Comportement déplacé ? Tout cela me paraît un peu trop plein d’emphase, lorsqu’il s’agit simplement d’encourager la pensée critique et l’introspection, chez les hommes comme chez les femmes. Pour ma part, je développe encore aujourd’hui ma conscience de l’égalité des genres, et je me souviens parfois avec intérêt de propos que j’aurais pu tenir il y a seulement cinq ans et me semblent aujourd’hui inappropriés. Je suis mon propre témoin de l’évolution des mentalités.

« La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ;[…]»

On élargit tout d’un coup le débat à la place du puritanisme dans la société. Comment la censure appliquée par certain.e.s serait-elle la conséquence de la dénonciation du harcèlement sexuel ? Parler de « vague purificatoire » est une figure de style qui convoque l’exagération pour camoufler un vide argumentatif. Évidemment que c’est désolant de voir une œuvre d’art censurée. Mais ce ne sont pas les opposant.e.s du sexisme qui incitent des sociétés d’affichage public à ajouter des cache-sexes sur les dessins d’Egon Schiele.

« Déjà, des éditeurs ­demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! »

On aborde, encore une fois, un débat qui n’est pas vraiment celui des dénonciations de la culture du viol. Je suis intéressée par cette information que vous lancez : apparemment les éditeurs sont sensibilisés à la question du sexisme, merci de le signaler. Cela signifie certainement que selon eux, le fait d’être moins sexiste et moins misogyne est une valeur montante. Très bien ! Si les entreprises se rendent compte que le fait de donner aux femmes le respect qu’elles méritent est une plus-value, c’est une excellente nouvelle. Réjouissez-vous car vous en bénéficierez comme nous toutes ! Le problème que vous évoquez est ailleurs : c’est celui du fonctionnement du monde de l’édition. Et de la diffusion des œuvres d’art en général. C’est aussi bête que cela : pour publier, un auteur a besoin de l’aval de son éditeur, qui est le garant de sa bonne diffusion ainsi que d’une ligne éditoriale qu’il n’appartient pas à l’auteur de chambouler. Libérez-vous de ce carcan, auto-publiez ! Vous ferez du bien à la cause de nombreux.ses auteur.e.s qui s’intéressent à cette façon alternative d’être entendu.e.s.

Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « appli » de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées. »

Je vous invite à regarder la vidéo de la Youtubeuse Laci Green à propos du consentement. C’est édifiant… . C’est un peu comme le passage aux ceintures de sécurité et le port du casque à moto. Parfois, des choses simples évitent des situations dramatiques. Le consentement, je vous assure, c’est sexy (sous-titres français disponibles).

« Indispensable liberté d’offenser
Le philosophe Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De même, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »

Beaucoup de choses à dire.

Le propos serait ici de faire un parallèle entre l’art et la séduction. La liberté d’importuner, pour l’artiste, est une notion que l’on peut rapprocher de sa fonction sociale. Si l’on admet que l’artiste est le commentateur du réel, celui qui nous envoie au visage sa perception du monde pour nous ébranler et nous éveiller…. Sa « liberté d’importuner » est une valeur ajoutée pour le public : elle permet de faire tomber des frontières et d’ouvrir les esprits.

Mais dans un contexte de drague, « importuner » suggère que la personne qui reçoit des avances a déjà dit non. On n’est ni éveillé.e ni nourri.e par la drague insistante d’une personne qui ne comprend pas le refus.

« Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle »

Oui, nous sommes capables de distinguer la drague maladroite et l’agression sexuelle. Être maladroit.e et être insistant.e sont deux choses bien différentes. Il faudrait sans doute consulter des scientifiques pour savoir comment on peut légitimement décrire la pulsion sexuelle, et c’est loin de mon champ de compétences… Mais quoi qu’il en soit, l’humain n’est pas uniquement un être de pulsion. C’est aussi un être doué de conscience réflexive, capable d’analyser ses pulsions et de choisir auxquelles il faut, ou non, donner libre cours.

«  Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. »

Entièrement d’accord. Chacun.e jouit comme il.elle l’entend, du moment que c’est en accord avec son.ses partenaire.s. C’est bien l’objet du #MeToo : généraliser la liberté de choisir, et pas la limiter à la moitié de l’humanité seulement.

« Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. »

Elle PEUT, oui… mais doit-on socialement EXIGER d’elle qu’elle accepte ce genre de situations et les normalise ?

« Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement. »

Là aussi, elle PEUT. En effet, chacun.e perçoit le monde à travers ses propres filtres, et la compassion est une belle valeur. Quand un « frotteur » vient mettre mal à l’aise une femme, cet homme est certainement fort à plaindre. Mais la compassion justifie-t-elle qu’on l’empêche d’agir ?

Les frotteurs, les dragueurs indélicats, les amateurs de « cat-calling »… représentent une gêne qui a été jusque là tolérée, la tête plus ou moins basse, par les femmes, faute de choix. Mais aujourd’hui, on cherche à faire changer les indélicats, dont certains qui ont agi ainsi par méconnaissance. Et pour ma part je les accueille bien volontiers parmi les êtres humains dignes qui acceptent de se questionner sur leurs propres habitudes. L’idée est de discuter, de sensibiliser, de faire prendre conscience à tous et toutes que la société peut devenir un lieu plus respectueux des libertés de chacun et chacune.

« En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. »

Je vous invite à écouter ou réécouter la prise de parole d’Emma Watson à l’ONU, concernant la campagne #HeforShe. Il y a en vérité assez peu de féministes qui cherchent à exclure les hommes. Le plus grand nombre cherche à construire ensemble une société plus sereine.

« Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. ».

La comparaison entre « l’artiste qui offense » et le.la « lourd.e qui drague » a ses limites. Peut-être que certain.e.s ont été heurtés par le baiser de l’artiste proposé par Orlan en 1977… mais l’artiste ne leur avait pas mis de force sa langue dans la bouche, et cela change beaucoup de choses. L’artiste ne vous poursuit pas, vous avez la possibilité de vous en détourner.

Affirmer le droit de n’être pas poursuivi.e lorsqu’on ne rend pas ses avances à une personne intéressé.e, ce n’est pas « s’enfermer dans le rôle de la proie ». C’est juste exiger un respect de ses limites propres, de son espace mental, physique et émotionnel.

« Pour celles d’entre nous qui ont choisi d’avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. »

Comme vous avez raison ! Aucune fille ou femme ne devrait vivre avec le poids d’une société qui la fait culpabiliser pour des actes dont elle n’est pas responsable. Un bon exemple de ce concept a d’ailleurs été mis en vidéo par Tracy Ullman.

« Les accidents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. »

Qui a le droit de dire à une personne humaine comment elle doit ressentir une atteinte à son intégrité physique ? Par ailleurs, puis-je vous interpeller sur le choix du mot « accident » ? Tout le propos de la mobilisation autour de #MeToo concerne des actions intentionnelles. Sans vouloir abuser de l’ironie, je m’imagine mal aller vers une amie pour lui raconter « il y a eu un accident aujourd’hui au travail, mon responsable me parlait, et son index s’est coincé dans mon soutien-gorge. C’était vraiment embarrassant, j’espère que son sens de l’équilibre et de la proprioception vont s’améliorer… »

« Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités. »

Là, le propos s’approche de quelque chose de pas très joli, mesdames, laissez-moi vous le dire. La liberté sexuelle ne va pas sans risques ? En effet, mais ma compréhension de la notion de responsabilité est la suivante : l’usage de préservatifs, la réalisation de dépistages réguliers concernant les MST, les efforts de communications nécessaires pour s’assurer que le ou la partenaire est respecté.e dans ses limites. Faites-vous références aux mêmes notions, ou sous-entendez-vous que si on veut être libre, il faut accepter d’être occasionnellement tripoté.e par un.e indésirable ?

La conclusion promise.

Mesdames les auteures de cette tribune, ouvrez votre esprit ne serait-ce qu’à la possibilité d’avoir eu partiellement tort, et d’avoir mal analysé une tendance de notre société.

Les idées reçues à démolir (coucou Max Bird) sont notamment :

Idée reçue #1 – le fantasme de la drague insistante

(« liberté d’offenser », « drague maladroite »).

➡️« Non, c’est non ». Si vous voulez jouer un jeu ambigu, vérifiez d’abord avec votre partenaire qu’il a, lui ou elle aussi, envie de jouer.

Idée reçue #2 – le mythe de la féministe qui déteste les hommes

« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes » (Wikipédia)

➡️ Pas de haine là-dedans.

Idée reçue #3 le féminisme culpabilisant

Le féminisme n’est pas là pour vous faire culpabiliser d’aimer les hommes, mais pour AUGMENTER les libertés de tous et toutes. Y compris celles des hommes, que le sexisme cantonne à des rôles socialement imposés dans lesquels ils ne se reconnaissent pas forcément.

Idée reçue #4 la femme victimisée par les féministes

Dénoncer une agression n’est pas synonyme de victimisation. En agissant pour diminuer le nombre de violences sexuelles et autres harcèlements, on fait en sorte que les femmes ne soient plus, justement, les cibles ou les victimes.

Idée reçue #5 le mythe de la femme frigide ou coincée

Refuser de se faire tripoter dans le métro, ce n’est pas de la pudibonderie. Une femme peut être polyamoureuse, partouzeuse, échangiste, et toujours refuser qu’on la touche sans son consentement. CONSENTEMENT, le mot magique.

Idée reçue #6 La responsabilité

Les relous, les harceleurs et les violeurs ne sont pas au sexe ce que les doigts froids, les foulures et les fractures sont au ski. Ils ne sont pas un risque inhérent à la liberté sexuelle.

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