Retour à Todos Santos

C’est le début de la fin du voyage, ou presque. Le 6 février, M.Mih et moi-même prenons l’avion au départ de San Diego, direction Cabo San Lucas, en Basse-Californie. Là-bas, nous avons 45 petites minutes pour sortir de l’avion, récupérer nos bagages, passer au petit coin et attraper un bus qui nous amènera à Todos Santos, le fief de Juba Nour sensei.

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Après un voyage d’une heure environ, descente du bus. Au bout de quelques minutes nous apercevons la voiture de Juba sensei, qui est accompagné de…. Sadek sensei ! Mon enseignant en France, qui est venu pour donner des cours au « Winter Camp » de Baja Aïkido. Pour la première fois depuis quatre mois, nous revoyons un visage familier-de-chez-nous-qu’on-connait-bien. On est super content.e.s de se voir, de part et d’autre, ça c’est sûr.

Le stage ne commencera que trois jours plus tard, mais quelques Aïkidoistes sont déjà sur place. Notamment un enseignant grec, Georg Heliotis, et sa compagne Sofia. Pendant ces trois jours de pré-stage, le pourcentage d’enseignants sur le tatami est donc plutôt élevé : 4 profs pour 3 élèves, à peu près.

Les premiers jours du stage nous plongent à la fois dans une pratique intense, mais aussi dans une importante perplexité. Ce lieu étonnant, que nous avions habité plus ou moins seuls pendant un mois et demie est soudain peuplé de 25 personnes de tous horizons. Les temps sociaux ne sont plus des tête-à- tête, la jungle a pris forme humaine. Nous apprécions tous les deux le fait de pouvoir pratiquer ici, avec des partenaires différents, et avec l’énergie du stage.

Le programme quotidien :

7h-7h45 : La journée démarre avec un cours de Juba sensei. On retiendra avec émotion les koshi nage et les rokyo précédant le petit déjeuner.

8h-9h : cours donné par l’un des enseignants présents au stage. Sadek sensei, souvent, car il est l’enseignant invité de ce Winter Camp 2018. Mais aussi parfois Deena Drake sensei, Alex Peterson sensei, ou encore Dimitre Anotov sensei, Georg Heliotis et quelques autres encore.

9h10 : Petit déjeuner orchestré par le maître des lieux. Fruits coupés, œufs durs et tartines. Personne ne dira que l’on a manqué de nourriture !!

Chacun s’active pour mette la table et la débarrasser, apporter des verres d’eau aux enseignants entre les cours, garder propres la cuisine et les sanitaires….

Après le petit déjeuner,  cours d’armes à 10h30


…Suivi d’un cours de Yoga mené par Ahn, la compagne de Juba sensei. Toute la semaine, elle travaille à la préparation de nos corps. Pour permettre, à la fin de ces huit jours, de réaliser une posture de yoga, un « headstand », en équilibre sur la tête et les avant-bras.

Les repas de midi sont pris librement par chacun, soit au dojo soit dans l’un des restaurants de la petite ville de Todos Santos. Le soir, un cours d’Aïkido à mains nues démarre à 18h, et se termine de nuit, à 19h00. Le tatami étant un espace ouvert (pas de murs), nous profitons à chaque instant de la sensation de pratiquer en extérieur, avec ce que cela comporte de brises rafraîchissantes.

Le repas du soir est servi par un chef mexicain, qui prépare chaque jour un menu pour 25 aïkidoistes affamés. Les soirées se terminent au bord du feu allumé par notre hôte dans un foyer en pierre aménagé près des tables.

Ces huit jours passent vite, très vite, malgré la fatigue occasionnée par le rythme soutenu des matinées, et surtout par les personnes présentes. Personne ne prend de repos sur le bord du tapis, tout le monde pratique avec intention et intensité.

Lorsque les différents groupes de pratiquants prennent respectivement le chemin du retour, il nous reste encore une dizaine de jours avant de revoir la France.

Quelques personnes ont fait comme nous le choix de rester après le Winter Camp : nous sommes donc encore trois français, trois bulgares, deux grecs, tout cela chez deux américains qui ont installé leur dojo au Mexique. La pratique continue chaque jour, à un rythme d’après-stage laissant un peu plus d’espace entre les cours.

Avant son départ, Dimitri sensei nous propose de démarrer quelques-unes de nos journées en pratiquant le Misogi (purification par la voix) face à l’océan, juste derrière le dojo (cf la vidéo ci-dessous).

Nous allons nager presque tous les après-midis, avec une grande chance : l’océan est plutôt calme. Cela nous évite des frayeurs comme celle de M.Mih en octobre dernier.

Nous aurons même un week-end de relâche, qui nous a fait croire quelques dizaines d’heures que nous étions de simple vacanciers.

Nous sommes le 23 février, et nous quittons Todos Santos dimanche soir. Ces prochains jours auront une saveur particulière, une ambiance peut-être un peu étrange puisque c’est la fin d’un périple de 5 mois. Bientôt, les retrouvailles avec les gens qui nous ont manqué et qui ont suivi de loin nos modestes aventures. Bientôt, l’hiver français. Bientôt, à nouveau l’accès à une douche chaude.

Je rêve d’une baignoire, en fait.

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