Ouhouhou j’aimerais pouvoir pisser debout !

« J’aimerais pouvoir pisser debout »

… Ca, c’est Giedré qui l’a dit, pas moi. Mais je souscris totalement à cette affirmation. Je vous recommande sa chanson d’ailleurs. C’est fleuri, c’est drôle, ça parle de garçons et de filles et de pouvoir faire pipi comme on veut. Un peu comme le site internet de pissedebout.fr en fait, fondé par Magali Chailloleau pour vendre des pisse-debout aux français et françaises équipés d’un vagin.

Comme vous savez peut-être, l’année dernière je suis partie 5 mois sur le continent américain pour faire de l’Aïkido avec Monsieur Mih. Pour faciliter ma vie quotidienne, j’avais mis dans mon sac à dos un pisse-debout, modèle freelax, acheté au Vieux campeur près de chez moi. Excellente idée que j’avais eue là ! Nous logions, une partie du temps, dans une maisonnette au Mexique, non équipée de toilettes. Et en pleine nuit, moi, des fois, j’ai besoin d’aller au petit coin. Sauf que quand c’est à l’autre bout du jardin et qu’il faut regarder où on marche à cause des araignées et des risques d’apparition de serpent, ben c’est beaucoup moins drôle.

Merci à tous les saints et saintes du Paradis, mon freelax m’a permis d’uriner contre un arbre, tout près de ma chambre, sans avoir à affronter la jungle.

Du coup, en rentrant de ce voyage, j’étais pleine de gratitude pour les gens qui s’investissent, comme Magali, pour plus de liberté urinaire féminine.  Je lui ai donc écrit pour lui proposer de rédiger un avis sur le freelax pour son site web. Sachant que je suis rédactrice web, pas seulement sur ce blog mais pour gagner ma vie également, j’étais plutôt sûre de pouvoir raconter mon histoire correctement.

Et là, Magali m’a proposé de me faire tester son nouveau modèle de pisse-debout compact, pour que je puisse en tirer une comparaison avec le modèle freelax, si toutefois ça me tentait. La réponse était oui, ça me tentait. J’étais vraiment très très heureuse de recevoir un deuxième pisse-debout pour pouvoir en tester les nouveaux atouts, et me faciliter la vie encore plus, pourquoi pas.  Alors voilà, après cette longue introduction, les résultats de mes expérimentations.

Freelax-1Le freelax, pourquoi il m’a conquise?

– Ce modèle est SUPER-SIMPLE à utiliser. Comme je vous l’écrivais plus haut, mes premières expériences c’était  : en pleine nuit, donc pas très réveillée, dans le noir, dans un jardin, pieds nus…  Et je n’ai jamais eu de souci avec. Glissez-le entre les cuisses, avec une légère poussée de la main vers le haut, urinez en visant où vous voulez. Ça fonctionne. Ça ne déborde pas, et quand on le retire, il suffit de le maintenir relativement horizontal, puis de terminer ensuite de le vider des trois gouttes restantes.

– Il est très facile à nettoyer. Pour peu qu’on ait accès à un lavabo, c’est rincé en trois secondes. Si on n’a pas de lavabo, un petit coup de spray hydro-alcoolique fait très bien l’affaire. En dernier recours, je glisse dedans un petit mouchoir en papier pour absorber l’humidité restante jusqu’à mon prochain accès à un lavabo.

Et le nouveau pisse-debout compact, il a quoi de différent alors ?

Le voilà.

pisse-debout-chat

Le chat n’est pas vendu avec.

Alors, voyons voyons. Après deux semaines d’utilisation de ce nouveau modèle, je n’arrive pas encore à dire lequel des deux est mon préféré. Je vais devoir choisir, parce que je suis minimaliste et que je n’en garderai pas deux, mais mon cœur balance. Je vais essayer de vous raconter les + et les -….

Les avantages du nouveau modèle.

– Il est joli, la boîte aussi. Soyons clair.e : quand vous trimballez un pisse-debout dans votre sac, si vous le sortez accidentellement sur le bureau d’une collègue en cherchant les 5 euros que vous lui devez, le modèle compact ne demande pas d’explication particulière. Il est enfermé dans une petite boîte noire en plastique sur-mesure, rien de bizarre là-dedans à première vue.

– Il prend moins de place que le freelax. Là encore, le packaging est bien conçu : ça tient plus facilement dans un sac à main, voire dans la poche d’une veste si vous l’emmenez en festival ou dans un bar.

L’inconvénient du petit nouveau

– Il nécessite un peu plus d’habileté que le freelax. La raison pour laquelle il est si compact, c’est qu’il est en deux morceaux qui s’emboîtent et se déboîtent. Pour le montage, pas de souci ! C’est simple comme bonjour. Pour le démontage, il faut faire un peu plus attention de ne pas mettre les doigts sur les parties intérieures : vous venez d’uriner dedans, c’est mouillé.

Mais comment choisir, me demanderez-vous, inquiet ou inquiète, si vous voulez libérer votre vagin de la nécessité d’être découvert pour faire pipi ?  Ça dépend de ce que vous voulez en faire. À mon avis, le plus optimisé est d’envisager les choses comme ça :

– Pour votre sac à main : le modèle compact est parfait !

Pour une utilisation en ville, dans les toilettes de restaurants, bars, trains, aires d’autoroutes et tous autres lieux équipés d’un lavabo, c’est génial. Pas besoin d’affronter les cuvettes bof bof, et en plus vous pouvez le rincer très facilement avec un peu d’eau.

– Pour votre sac à dos : le Freelax, sans hésiter.

En rando, en voyage, en « course nature » (ou trail pour ceux qui font plus de distance que moi), en camping, partout où le gain de place ou la discrétion ne sont pas utiles, le freelax est mon petit préféré. Je suis sûre de ne pas avoir besoin de me laver les mains si je n’en ai pas l’opportunité.

Des conseils d’utilisation ?

Oui. Chacun-chacune se fera une idée, mais j’aime bien avoir un tout petit chiffon avec mon pisse-debout (du style un micro-fibre coupé en 4, ou un mouchoir en papier, à défaut). Comme ça, si un imprévu quelconque survient, je peux le nettoyer à sec.

La petite pression vers le haut : c’est la seule chose à laquelle faire un peu attention quand on utilise un pisse-debout. L’idée c’est qu’il soit pressé contre votre peau, pour éviter toute forme de débordement. Ainsi, l’urine ira gentiment s’écouler par la partie bec-verseur.

Un truc inattendu ?

Oui. Je n’avais jamais imaginé pouvoir uriner dans une bouteille. Avec le modèle compact, l’embout est tellement fin que ça fonctionne avec n’importe quel goulot, même les petits. Nous voilà plus libres que les possesseurs de pénis de nous soulager dans un environnement délicat.  Ça n’arrive pas si souvent que ça, mais imaginez que vous soyez coincé.e dans un embouteillage sur l’autoroute, avec une petite bouteille d’eau vide et votre pisse-debout ? Techniquement, en ayant un peu d’expérience, vous pourriez vous en sortir. Dingue, non ?

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Vous pouvez aussi me dire ce que vous en pensez dans les commentaires. Freelax ou compact ? 🙂

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